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Tradition nordique: Samhain

La mort de la belle saison, célébration de la nouvelle année, 1er novembre, symbolisme de la vieillesse


Samhain – marcher entre les Mondes

Aux portes de novembre, quand les jours raccourcissent et que la brume s’attarde sur les champs, le monde bascule doucement dans le silence.

C’est Samhain, le grand seuil entre la vie et la mort, entre ce qui fut et ce qui sera. Les anciens Celtes le célébraient comme le véritable Nouvel An, un moment hors du temps où le cycle de la nature s’achève pour renaître dans l’obscurité fertile.

Samhain n’est pas une fête de deuil, mais une célébration de la transformation. C’est l’heure de la mort symbolique, celle qui dépouille l’être de ce qui n’a plus lieu d’être, pour lui permettre de renaître plus vrai, plus nu, plus libre.

La Terre elle-même se retire en son sein, replie sa force, et s’offre au sommeil hivernal.

Dans cette obscurité, les voiles entre les mondes s’amincissent. Les âmes des ancêtres s’approchent, non pour effrayer, mais pour guider.

Elles soufflent dans le vent d’automne des mots oubliés, invitant à la mémoire, à la gratitude, à la réconciliation avec la finitude.

Samhain est aussi le visage sacré de la vieillesse, ce moment où la lumière du jour baisse mais où la flamme intérieure s’intensifie.

C’est le temps de la sagesse lente, du regard tourné vers l’intérieur, là où brûle encore la braise du feu ancien.

Chaque ride, chaque feuille tombée raconte le passage du temps et la beauté du dépouillement.

Le 1er novembre, jour de souvenir et de recueillement, résonne comme un écho de ce mystère ancien. Car célébrer Samhain, c’est reconnaître que mourir fait partie du grand rythme du vivant — que la fin n’est jamais qu’un commencement dissimulé sous un manteau de brume.

Dans le souffle froid de la forêt, dans la lente descente de la lumière, la mort murmure à la vie ses secrets éternels. Et de ce murmure naît le nouveau cycle, invisible encore, mais déjà vibrant dans le ventre sombre de la Terre.

Prenons le temps aujourd'hui d'honorer ceux qui ont marché de chemin avant nous...


 
 
 

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